Vie des mines

Siguiri : sur les pas des concasseurs de l’or

En Guinée, l’exploitation artisanale de l’or  occupe une place primordiale dans les activités économiques de la préfecture de Siguiri. Les exploitants artisanaux exercent différemment cette pratique. Si certains creusent des puits profonds à la recherche du métal jaune, d’autres se contentent  de faire le concassage des sables provenant des mines d’or à l’aide d’une petite machine. Nimba gold. Info est allez à la rencontre  de ces derniers à Siguiri pour en savoir un peu plus sur cette  activité.

Nous sommes à Boukaria, un district  situé dans les environs de 30 km de la préfecture de Siguiri. Ici, l’activité principale de la population est l’exploitation artisanale de l’or. Mais à la différence de ceux qui creusent le sol à la recherche de l’or, à Boukaria les gens font du concassage du sable des mines d’or que les sociétés d’exploitation industrielle octroient souvent à la communauté. Assis aux abords d’une rivière artificielle qui s’est créée dans la fosse d’une ancienne mine de la Société Anglo Gold Ashanti(SAG), ils sont des centaines de jeunes hommes et femmes à faire le concassage de l’or à Boukaria. Cette exploitation artisanale de l’or consiste à laver les sables des mines de l’or dans une machine. En plus du carburant qui l’alimente, cet appareil a besoin de l’eau pour fonctionner 

« La raison qui nous amène à nous assoir auprès de cette rivière, c’est pour nous faciliter le ravitaillement de la machine en eau. Parce que l’eau est nécessaire pour laver les sables dans la machine. Il serait très difficile de placer le concasseur où il faut transporter l’eau. Mais là on a payé les raccords qui tire l’eau de la rivière pour l’introduire automatiquement dans la machine » nous a confié Morlaye Kourouma, détenteur d’un concasseur à Boukaria.

Selon nos informations, le plus souvent, ces sables sont mis à la disposition de la communauté par les entreprises qui font l’exploitation industrielle. Pour transporter ses sables du site des sociétés industrielles pour les envoyer à leur base, les exploitants artisanaux   louent les camions. Ils paient des taxes au district et paient également les frais d’installation de la machine

« Nous payons le sable dans la benne dont le prix varient entre 350 à 400 milles que nous pilons dans nos machines pour pouvoir avoir notre manger. Nous ne gagnons pas assez. Nous payons la patente au district à la fin de mois et une autre patente par semaine aux gens qui dorment à notre lieu de travail. Pour installer une machine il faut payer 100 milles  fg de caution  » nous a indiqué Assatou Kéita, une jeune aussi détentrice d’un concasseur à Boukaria.

Comme tout métier, les exploitants artisanaux qui font le concassage rencontrent aussi des difficultés. Parfois, la chance de retrouver l’or est très peu. C’est le cas  de  Assatou Kéita .Elle finit par arrête cette activité faute de résultat positif. Elle se retrouve très endettée. « Moi en personne j’ai lavé 4 camions de sable je n’ai rien eu, j’ai enlevé ma machine ici et je dois 400 milles de dette à mon fournisseur» s’est-elle lamentée.

A la différence des exploitants artisanaux qui  creusent et s’enfoncent dans les puits, ceux du concasseur de l’or ont moins de risque d’éboulement.

Toumany CAMARA

Tel :623-63-33-54

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